Parfois je me dis que je ne fais pas les choses comme il serait bon que je les fasse.
La bienséance et l'éducation que nous recevons, le monde dans lequel nous vivons nous apprend le bien et le mal, ce qu'il est bien de faire ou non, etc.
Je fais des choses que je n'aimerai pas que l'on me fasse, qui m'ont été faite et qui m'ont blessé, qui pourraient blesser aussi les personnes concernées, mais je les fait malgré tout car la passion est dévorante, belle et que je me dis que j'ai la chance de vivre quelque chose de fort, alors je le vis pleinement plutôt que de ne pas le vivre.
Je mets cela sur le compte de la passion, de l'amour, de la recherche de mon idéal, de ma vie, mais c'est aussi par égoïsme il faut bien l'admettre.
Ce que je fais, je le fais car cela me procure énormément de plaisir et de joie.
Après, il y a le revers de la médaille.
Les doutes, le stress, la frustration, le désir d'aller plus loin, mais de ne pas pouvoir, la peur que l'autre ne soit pas aussi attaché que je le suis déjà, que je le suis depuis un moment et que ce sentiment grandit de plus en plus et que j'ai du mal actuellement à gérer seule.
Car je suis seule tous les soirs, la journée quand R. n'est pas là, quand il n'appele pas, quand je n'ai ni mail ni nouvelle et que je me demande s'il pense à moi autant que moi à lui....
Vendredi, après avoir passé une après-midi avec lui, j'ai été voir Mo à l'hopital.
Je suis rentrée avec cette envie que R. vienne me rejoindre, entre totalement dans mon monde, dans ma vie, qu'il passe la porte de la maison et que nous soyons encore un peu ensemble.
Avec joie, j'ai vite préparé les tomates cerises et le persil qu'il m'avait demandé de prendre car il voulait me faire à manger, mais surtout car je savais qu'il serait là, encore un peu....
Depuis, je me dis que la petite maison dans laquelle je vis et qui n'est pas un palace vu le manque de réalisation correcte dans l'électricité et toute la maison en elle même a pu le faire réaliser que je n'étais pas la personne qu'il croyait....
Je sais que ça l'a marqué, qu'il ne s'attendait pas à ça et je crois qu'il réalise de plus en plus que je ne suis malheureusement pas aidée dans ce que je fais au quotidien.
Je pense aussi qu'il se demande si cela me convient ou si je suis triste de cette vie.
Je sais qu'il aimerait vraiment m'aider à améliorer cette maison pour que j'y sois bien et que cela le confronte à un problème: il ne peut rien faire puisqu'il n'est pas sencé savoir, ou sencé m'aider et être si proche.....
Depuis vendredi soir, je tourne en rond, mon moral est en berne, je me dis que j'ai eu tord de le faire rentrer ici.
Non pas que j'en ai honte, mais que ça l'a touché. Soit il est mal de me savoir si mal entourée et pas du tout aidée soit il se dit que je ne suis pas celle qu'il pensait puisqu'il entre chez moi alors que Mo n'y est pas.
Je ne crois pas que ce soit la dernière qui le gène.
Vendredi après-midi, on parlait et il m'a dit que "lorsqu'on est amoureux, on aimerait savoir ce que l'autre fait quand elle n'est pas avec nous, on aimerait voir où elle vit, entrer dans son monde, faire partie de sa vie."
A présent, il sait....
Si cela doit le faire changer, c'est qu'il n'est pas comme je le pensais....
Le manque de clin d'oeil, de sms, de mail, le manque de nouvelles me fait mal.
Je ne demande pas la lune, ni des romans, mais juste un petit smiley par sms qui me ferait comprendre qu'il pense à moi m'emplirait le coeur de bonheur....
Je suis folle, je sais, mais c'est une passion qui me pousse à donner le meilleur de moi même et j'aime vraiment ça....