Je voulais t'écrire un mail et te dire tout ce que je pensais, désirais, voulais te dire et qui restait juste sur ces pages.
Après 15000 essais, j'ai précipitemment envoyé quelque chose qui n'avait pas grand chose à voir avec les esquisses que j'avais écris avant.
"Comme tu vois, tu me manques aussi....
J'ai beau m'efforcer de faire ma vie et de te laisser faire la tienne, j'ai toujours ce besoin de savoir si tu vas bien, savoir que tu es encore près de moi et que ça va....
J'aimerai retrouver l'ami qui était toujours près de moi même si il était loin, te retrouver même si on a changé et que l'on emprunte des chemins différents, mais j'ai peur de me heurter à un mur qui me dira qu'il n'y a plus de "nous" et que je dois tourner la page.
Hors j'ai et j'aurai toujours des sentiments pour toi. Le nier serait me mentir à moi même et pourtant Dieu sait que j'ai essayé de t'oublier, tourner cette page, oublier que tu existes.
Pourtant si je t'oublie, je m'oublie également, je ne suis pas moi, je me ments un instant et me cache la vérité.
Je n'ai pas l'intention de m'imisser dans ta vie actuelle ou de te déstabiliser, mais tu me manques et ne pas savoir comment tu vas me bouffe."
Il fallait que ça sorte, que je te dise honnêtement ce que j'avais sur le coeur, essayer de te retrouver, de retrouver la personne qui voulait que je lui parle car tu étais mon ami, mon amour et que je te faisais confiance.
En fait je réalise que chaque fois que je dois te parler ou te voir et officialiser les choses, j'ai l'impression que c'est ma dernière chance.
Qu'après ça, tu ne voudras plus me parler, que tu tireras un trait sur tout, que nous serons finis.
Alors tout ce que je voudrai te dire se mèle et s'emmêle, et ça ne ressemble plus à rien pourtant ça part d'un bon sentiment tu sais....
Je suis triste de ce que j'ai envoyé, triste de ce que j'ai fais quand j'ai été te voir, triste d'être devenue si confuse et d'avoir oublié la simplicité avec laquelle j'étais moi.
Ici je m'enfonce dans des apparences qui ne me ressemblent pas, m'englue dans des explications bidons et deviens trop dispercée.
Au fond, j'ai peut être changé. Peut être suis je devenue quelqu'un d'autre qui ne sait plus faire les choses simplement de peur de mal faire.
D'où me vient ce sentiment que nous ne sommes que des êtres vivants qui n'avons qu'une chance dans cette vie et que les autres après ne comptent pas ?
Je suis fatiguée et triste car tu ne peux voir que l'image que je t'envois alors qu'avant tu aurais vu l'intérieur;
Triste parce que je ne suis plus qu'une façade de pierre et de connerie humaine
Le positif c'est que je m'en rend compte, le reste, c'est dommage....
Tu sais que je t'.... même si je le montre si mal parfois....