J'ai du mal à exprimer cette tristesse, ce vide au plus profond de moi.
J'essaie de faire comme ci tout allait bien, mais le soir, je suis réellement triste.
Mon papa me manque énormément.... Les événements avec maman et mon frère, cette distance, ces changements, ça me destabilisent, ça m'éloignent et j'ai l'impression de n'être là pour personne.
D'être seule, infiniment seule sans lui, sans ce roc, sans le savoir là....
Pourtant je ne le suis pas, mais je sais au fond que ceux qui m'entourent et cela fera grincer des dents si on m'entendait ne sont pas là pour ce que je suis vraiment....
R. aimerait que j'arrête ou du moins que je diminue fortement ma consommation de nicotine.
Je sais qu'il a raison, que c'est pour mon bien, pour moi, mais voyez-vous, cela fait écho en moi et je me dis qu'au fond, personne ne m'attend, personne ne me retiens.
J'ai cette impression profondément ancrée en moi qui me transperce, je ne comprends pas ce qui m'arrive.
Même en écrivant ces mots, les larmes me montent et m'envahissent.
Est il possible que je fasse une dépression ? est ce réel ? de qui me vient cette tristesse si tenace ?
Ca ne me ressemble pas, je ne me sens jamais seul même en l'étant physiquement. Alors pourquoi à présent cette idée me vient elle et me fait elle sombrer ?
Parfois, il m'ennerve. On dirait qu'il se donne un malin plaisir à me casser si je suis douce et à m'attendrir si je suis dure.
Souffle le chaud et le froid toujours.... Pense à la fin avant même un début, c'est un compliqué, il se plait à le dire et il n'y a certainement que là dessus qu'aucune discution n'a lieu d'être !
Un compliqué, c'est bien ma veine tient ça mdr
Ce qui m'agace, c'est que j'ai l'impression d'être une conne face à lui !
J'essaie toujours d'être au mieux, au top et il prend un malin plaisir à me titiller sur un autre point.
Quand il n'en a plus d'autres en vue, il souffle la contradiction pour que j'avance vers lui, pour me soutirer ce que je ne dis pas, mais qu'il voudrait entendre. Quand je suis disposée à les dire, il souffle le froid et tout est à refaire !
Je vais essayer le bon vieux "fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis" histoire de voir. Pourquoi pas ?
Le problème c'est que je n'ai pas pris un petit joueur Hé non, j'ai tapé dans le haut du panier cette fois, un bon italien, bien racé, fier et revanchard qui n'a pas son pareil pour me faire monter dans les tours en quelques secondes !
Un peu comme Sam, mais avec un côté plus tendre.
Hier, je repensais à notre après-midi de vendredi et j'avais inscrit sur word ce que j'aurai aimé lui envoyer sans pouvoir.
Je l'avais gardé sans l'enregistrer, me disant que je le lui transférerai peut être ou non, je ne sais pas.
Il était doux, heureux quand il est arrivé. Il m'a dit qu'il avait vraiment passé un agréable moment, qu'il prendrait bien un abonnement tant il avait aimé....
Après, nos deux caractères provocateurs aidants, on se chamaille, on se test, on en rit.
Puis, il me dit "ne fais pas ton sourire de vainqueur" et là, ces mots me font penser à ce que j'avais écris et décide de lui montrer....
"Malgré les apparences, malgré ce que je ne veux pas dire, et même si il ne doit pas y en avoir entre nous…. Merci.
Merci pour ces moments, ces attentions, ce caractère fort et énervant, cette fierté crâneuse, et ce sourire vainqueur que tu affiches bien souvent !
Merci de ne pas être parfait, mais d’être toi simplement ce qui, pour moi, est parfait."
Au départ, il n'avait pas remarqué ce que c'était. Ce n'est qu'en lisant qu'il s'est rendu compte, que son sourire moqueur a fait place à de l'émotion, de la douceur.
Je pense même que ça l'a ému....
Il m'a dit "c'est vraiment bien écrit, c'est une belle écriture" puis m'a embrassé en me serrant fort pour finir par un "je n'ai pas de fierté crâneuse !" ;0)
Enfin, l'attente, l'ennervement de ne pas le voir, de l'entendre comme ci ça ne lui faisait rien.... il m'ennerve !
Mais c'est peut être ça aussi que je recherche: quelqu'un qui a du caractère pour s'accorder au mien ;0)