Je me languis de toi, de tes mains, de la chaleur de ton cou où j'aime enfouir ma tête, tu me manques....
Hier, tu m'appeles pour faire le point boulot, pour te donner une excuse, pour enfin se parler un peu.
Helas tu n'es jamais seul 2 minutes et voila déjà que tu changes de conversation, que nous ne sommes plus seul.
Un sms, j'appuie sur la synchronisation de ma boîte mail et je reçois 2 mails de toi.... quelle joie, même si court soient-ils, ces mails me font un bien fou !
"Je suis désolé de ne pas encore avoir eu un peu de temps à nous et rien qu’à nous pour te parler , mais c’est quasi impossible"
Ne t'inquiète pas, je comprends.... J'ai du mal sans toi, sans ta présence, sans ta voix, tes mots, mais je tiens le coup, je continue, plus que quelques jours à attendre, peut être 2 semaines et je retrouverai ton parfum, la chaleur de tes mains et je serai heureuse....
C'est fou comme un sms, une phrase, une attention peut tout changer....
Il y a deux semaines, on s'était pris la tête parce que j'avais fumé dans le bureau, que tu avais ralé pour que je réagisse et le lendemain quand j'avais voulu t'expliquer, tu m'avais envoyé sur les roses et ça m'avait fait très mal.
Je m'étais dis que, si tu ne faisais pas un pas vers moi significatif, j'arrêterai là notre relation car je n'avais pas l'intention d'être un pantin qui attend désespérement et qui en souffre.
Toute l'après-midi silence radio, tu ne passes pas, tu ne donnes aucune nouvelle et je campe sur mes positions.
Impulsif et raleur comme nous sommes, c'est une guerre ouverte qui se prépare et qui risque de faire mal....
Le lendemain matin, toujours aussi determinée à ne rien laisser passer, je suis sans nouvelle et ce fait me réconforte dans ma démarche. Si tu ne donnes pas de nouvelles, restes sur tes positions, je resterai sur les miennes et ne ferai pas demi tour.
10h00, un livreur frappe à ma porte:
"Madame D ?"
"Oui"
"J'ai un bidet à vous livrer"
"Un quoi ?"
"Un bidet"
"C'est une blague ?"
"Non, il parait que vous savez de quoi il sagit"
"Qui vous envoit ? "
"Monsieur D"
"oh l'enfoiré mdr ! "
"Vous savez de quoi il sagit ?"
"Oui, oui.... Vous devez vraiment le livrer ?"
"Oui"
"Ok, je viens voir"
L'homme ouvre le paquet pour bien me montrer de quoi il sagit "Oh, il y a des fleurs dedans"
moi: "Non c'est pas possible !"
"Si, regardez !"
Un pot de marguerites jaunes.... Le pauvre n'avait pas eu trop le choix, il n'y avait que ça devant le magasin de sanitaire :)
Si tu avais vu ma tête, j'étais morte de rire, j'ai trouvé ça excellent, vraiment !
Cidérée par ton culot, tes "excuses", cette manière provocante de faire la paix, j'ai adoré.
Vendredi soir, je m'étais placée sur tes genoux, te faisant fasse, t'empêchant de partir, te gardant encore un peu.
Tu m'as dit "je m'excuse si je t'ai blessé par mes mots l'autre jour", puis tu as ajouté:
"je ne te ferai jamais de mal"
"Un jour ou l'autre ça fera mal, nous aurons mal toi et moi"
"Quand tu décideras de partir"
J'ai eu peur ces derniers jours que tu ne t'éloignes de moi. Que la situation fasse que tu te rendes compte au final que je ne suis pas assez ceci ou cela, mais en y pensant bien, tu me l'as dis plus d'une fois maintenant, tu ne vois pas ce qui pourrait nous faire partir loin l'un de l'autre, pour toi, c'est décidé, pensé, réfléchis.
J'aime quand nous sommes ensemble.
J'aimerai vite retourner à cet étage du restaurant que tient ton copain des "Chambres Rouges", sentir le contact entre nous nous cette table, ta main qui efleure la mienne, retrouver la chaleur de ta peau, pouvoir encore me perdre dans tes yeux et savourer cette vie si belle à tes côtés....
Mi manchi ..
..