Je revis notre rencontre depuis hier. Je me rends compte que je n'en ai jamais parlé ici.
Temps que c'est tout frais dans ma tête autant en profiter....
La première fois que je t'ai vu ? Certainement au volley, mais je n'ai pas imprimé tout de suite.
Je me souviens aussi de cette conférence au Delta où toutes les classes étaient réunies et où je me suis assise loin sur un radiateur. Tu y étais déjà avec avec fille dont je ne me rappèle plus du nom qui apparement te tourné autour. Je ne te connaissais pas à ce moment, mais nous avons parlé pendant toute la conférence délaissant nos accompagnateurs mutuels. Je ne me souviens pas de la conversation si ce n'est que je t'ai montré des photos de mon copain de l'époque (lol à mon avis je sentais déjà l'oignon et j'essayais de te décourager de faire un pas vers moi ou je m'interdisais de le faire vers toi mdrr) du frère de ma meilleure amie qui était à croquer. Le reste je n'en ai aucun souvenir sauf que ta prétendante faisait la tête car nous étions déjà un peu "seul au monde"....
Puis sont venues les vacances de Noël, les fêtes de fin d'années, le blocus et une seule chose m'obsédait: toi.
Je ne te connaissais pas, nous avions dû parler 2 ou 3 fois de tout et rien en se saluant avant un match, mais mes révisions ont été teintée de ta présence à m'en déstabiliser réellement.
Pourquoi pensais je à toi alors que je sortais avec Jérôme à ce moment là ?
Ni mal, ni bien, j'étais habituée à lui et à cette vie qui plaisait à mes parents. Une vie qu'ils contrôlaient aisément puisqu'il était docile et facilement intimidable.
Un jour de révision dans le bureau froid je n'arrivais plus à me concentrer sur autre chose que ton visage.
Je me souviens alors avoir appelé Vaness. Nous n'étions pas si proche, mais j'avais besoin de parler de toi à quelqu'un qui ne me jugerait pas et n'avait aucune attache pour l'un ou l'autre.
J'étais totalement perdue ne comprenant rien à ces images de toi qui me hantaient et me rapprochaient bien que je ne sache rien de toi sauf que j'étais bien en pensant à toi et rien d'autre ne comptait quand c'était comme ça....
La rentrée arrivée, je suis retournée au Volley impatiente, mais ce n'est que le vendredi que tu es réapparu.
Après la partie, je t'ai vu dehors allumer ta cigarette. Je suis passée devant toi en me disant qu'il fallait que je te parle. Cette démesure a prit tout son sens quand j'ai retiré la montre qui était à mon poignet, l'ai glissé dans ma poche, fais demi tour vers toi et t'ai demandé l'heure.
Tu 'mas répondu, j'ai lancé un "pas envie d'aller en cours, on va boire un verre ?" (c'est moi qui ai dis ça ?? j'avais rarement séché un cours même celui de dessin pourtant lol) Tu m'as répondu que tu n'avais pas trop envie de bouger, mais qu'on pouvait se taper dans une classe et parler.
Direction ma classe, qui était la tienne 2 ans auparavant.
On traverse la classe des autres 1ère pour entrer dans la mienne.
Elle était vide. Je pose mes affaires, tu t'assieds et je me remaquille comme ci de rien n'était face au miroir dans le fond de la pièce.
Tu étais assis à un banc, je m'assied dessus puis m'y couche.
Je ne saurai dire comment j'ai pu faire ça si vite, comment la conversation a démarré, comment en l'espace de 2minutes nous nous sommes rapproché autant avec cette intime conviction que l'on se connaissait depuis toujours.
En te parlant, je me suis rendue compte que je n'étais pas folle. J'ai découvert que mes convictions, apprises je ne sais où vu les inexistantes croyances de mes parents, étaient partagées et même expliquées par beaucoup et un sentiment de soulagement et de légèreté m'a envahit comme ci un voile s'ôtait de mes yeux.
J'étais allongée sur le banc, toi assis devant et ton bras me servait de coussin.
Tu caressais mes cheveux, me parcourais des yeux et t'es rapproché pour m'embrasser. Je me suis retirée un peu paniquée car je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je t'ai dis que j'étais avec Jé, que je ne pouvais pas et tu as compris.
J'ai regardé ta montre, me suis rendue compte que plus de 2h30 venait de s'écouler et qu'il m'attendait dehors certainement entrain de râler ne me voyant pas arriver.
On s'est quitté comme ça, à contre coeur pour moi qui n'avait qu'une envie: revenir dans tes bras et apprendre à te connaître ici bas.
J'ai passé la soirée chez lui, me sentant oppressée, comme ci j'étais retournée dans une cage.
J'attendais le moment où je prendrai une feuille blanche et t'écrirai pour mettre un sens à tout ça.
Le lundi suivant, j'avais stage avec Vaness et Lucie.
Vaness présentait ses chats aux enfants. Je m'en souviens car c'est elle qui m'a ramené à l'école pour que je puisse te voir juste après le match (je peux dire qu'elle a du gazer pour arriver à temps lol).
On avait parlé de théâtre le vendredi et je n'avais rien trouvé de mieux que de prendre le livre de Tartuffe pour trouver une excuse à ma présence dans l'école ce jour là sans éveiller les rumeurs, mais te montrer que j'étais là, te dire de venir me rejoindre, qu'il fallait que je te parle.
Je suis rentrée dans la salle de sport et tous m'ont regardé bizarrement quand ils m'ont vu débarquer. Je me suis même demandée si tu leur en avais parlé le lundi matin vu les regards des gens de ta classe.
Les jours de stage, je n'allais pas vous rejoindre pour taper la balle, c'était trop court de revenir à temps.
Pourtant j'étais là.
J'ai prétexté que je venais te donner ce bouquin, t'ai montré le mot en 1ère page et je ne sais plus si j'ai regardé la fin du set ou si j'ai attendu dehors.
Toujours est il que tu m'as rejoins, qu'on a été dans la classe de sciences et que je t'ai donné la lettre que tu as lu et que j'ai reprise juste après.
Je ne sais ce qu'elle disait, ma mémoire ne s'en souvient pas. Tout ce que je sais c'est qu'au soir, je t'ai téléphoné pour voir si je pouvais aller chez toi le lendemain !
J'avais besoin de savoir si je me sentirai bien chez toi, si ce bien être continuerait aussi là bas, si je ne rêvais pas.
Tu as accepté sans problème à ma grande surprise et on s'est donné rendez vous à la fin de ton cours après la visite médicale que j'avais le matin.
Mardi matin, j'ai été te voir juste avant ton cours et tu m'as donné une lettre....
Les lettres vont aller et venir pendant un an.
Celle ci me montre que ce que je ressens déjà pour toi est réciproque, que l'un comme l'autre on sait que l'on se connait depuis plus que ces quelques jours....
Je la lis dans la salle d'attente, la relis, re relis et fonds, mais je doute.
Une barrière énorme s'est installée au fil des années passées chez mes parents, dans leur monde, leur vie qui n'est pas la mienne et la chrysalide a du mal à éclore sans crainte de se tromper, mais elle sait que le long chemin qu'elle a fait dans l'ombre en espérant la lumière arrive à terme alors elle avance même prudemment....
Je te rejoins, nous prenons le bus et allons chez toi.
Un café, Féline et je fond en larme devant ce chat qui me rappelle le mien décédé quelques mois auparavant après 17 ans de bons et loyaux calins....
Une chambre, un matelas à même le sol et 4heures ensemble qui sont passées plus vite encore que le temps de l'écrire.
Ma tête dans ton coup, tes mains dans mon dos, tes caresses, et moi qui lâche prise de plus en plus tiraillée entre le bonheur que j'éprouve si vite près de toi et la situation conflictuelle que cela va créer.
Ta maman rentre, j'entends un "je suis rentrée" et je me dis que rien ne s'est passé par ma faute car j'avais peur d'aller plus loin et de ne pas en revenir.
Dans ma tête je me dis "Seigneur, je te laisse faire et continuerai en conséquence; si il doit se passer quelque chose, que ça se fasse maintenant ou jamais plus"
Tu t'étais levé, j'étais toujours allongée sur ton lit, la tête vers le mur parsemé de tes dessins.
Tu t'es rapproché, m'a regardé et m'a embrassé.
La seule réaction que j'ai eu c'est de me demander pourquoi diable avais je attendu aussi longtemps !!
Tu as mis ma main sur ton torse, m'a fait fermer les yeux et m'a demandé ce que je voyais.
Un loup et un arbre.... Welcome in the real world....
Les jours suivants se sont écoulés à cette même vitesse le coeur si léger....
Jérôme était toujours présent, mais j'avais décidé de lui dire que tout était fini ce que j'ai fais le lendemain.
Il savait déjà que tu existais, je lui avais parlé de toi le vendredi soir créant la stupéfaction chez lui et ma famille.
La réaction prévisible de mon père a été "Il est de quelle secte ?!" et j'ai compris qu'il faudrait plus de temps que je ne croyais pour qu'il accepte que sa fille puisse être heureuse en étant enfin elle même sans s'en cacher .
Mercredi soir, Jérôme est venu alors que j'étudiais mon cours de sciences m'empêchant de travailler et de penser à toi.
J'avais perdu 5 kg en 2 ou 3 jours et la seule réaction qu'il a prononcé c'est "Tu ne peux pas me laisser, regardes toi, tu es si belle comme ça maintenant".
A ce moment précis j'ai réalisé et compris pourquoi souvent je pleurais seule la nuit, pourquoi ce type avait autant d'emprise sur moi, pourquoi je m'effaçais pour faire le bonheur de mes parents, mais non le mien.
J'ai tiré un trait sur tout cela, mais j'étais perturbée par ce bien être que je ne pouvais décrire quand tu étais là et leurs interrogations, leur scepticisme et leur incompréhension.
Mes ressentis étaient décuplés et je ressentais toute sa peine et sa rancoeur dès qu'il était face à moi.
Ce jour là, je t'ai appelé avec lui face à moi et t'ai dis que j'allais réessayer avec lui.
Je ne voulais pas, mais l'ai quand même fait par pitié sans doute, adossée de toute part.
Tu m'as tout de suite dis "Il est en face de toi ? ok, on en reparlera demain, ne te tracasse pas. Tu ne peux pas me dire blanc quand tu es face à moi et le contraire quand il est prêt de toi. Repose toi, à demain"
Je l'aurai étripé sur place! J'ai dis que j'allais finir d'étudier, qu'il me laisse en paix et il est partit fier de lui.
J'étais confuse,révoltée.
Malgré l'amour que j'éprouvais pour toi, je devais faire face à lui et à mes parents qui ne comprenaient pas ce changement si radical en moi.
Dieu sait qu'il fut radical....
Du jour au lendemain je me suis trouvée et retrouvée, enfin libre et légère.
La nuit est passée assez vite, j'étais épuisée. Le lendemain tu es venu et m'as donné 2 lettres.
La première était pour mes parents.
Tu leur expliquais que tu comprenais leurs craintes et que tu aurais sans doute agit de la sorte si ça avait été le cas pour ta soeur, mais que tu tenais trop à moi pour laisser l'obstacle "Jérôme" m'éloigner de toi.
La seconde était pour moi.
Tu écrivais ce que je redoutais, que je doutais et avais du mal à choisir alors que tu faisais le choix pour moi en me laissant avec lui car ce choix était plus logique.
A la lecture de ces lignes, les larmes ont coulé sur mes joues froides parcourues de cette fine pluie de janvier.
J'ai tourné les talons et étais te rejoindre 2 rues plus loin en te montrant les 2 lettres en totale contradiction puis je suis repartie, Vaness près de moi.
En tournant la rue, j'ai dis "Pleures pas j'en vaux pas la peine (ce que tu avais inscrit en bas de ma lettre) c'est ça mon oeil oui, ben si tu m'étends t'es un connard, tu l'imprimes ça ?!!"
Je me sentais plus seule que jamais. Tout ce que je venais de vivre et de retrouver avait volé en éclat.
Comme tu avais écris "tu m'as jeté, mais tu ne t'es pas jeté avec moi"....
Les heures se sont écoulées, Jérôme voulait me voir vers 11h et j'ai bien été obligée d'y aller en brossant mes cours puisque, comme il disait, j'avais bien brossé dessin pour toi....
Il m'a apporté plein d'objets stupides et dénués de tout sens auquel il tenait et en 5 minutes, j'ai eu dans mes mains tout ce que je souhaitais avoir de lui depuis plus de 3 ans, mais c'était trop tard.
Il m'a laissé seul dans le parc assise sur un banc contemplant tout cela de loin.
Si loin que je me suis vue comme ci j'étais au dessus de moi à regarder un être que je ne connaissais pas.
J'ai vu une fille si vide, si triste que j'ai eu du mal à me reconnaître....
Quand je me suis rendue compte de tout cela, j'ai décidé qu'avec ou sans toi je ne ferai plus machine arrière....
A midi je me suis quand même levée et dirigée vers la salle de gym.
Le volley, c'était mon univers, là où je me sentais le mieux même si je savais que j'allais partager cette pièce avec toi face à moi, mais pas près de moi....
Je lassais mes baskets quand tu t'es approché de moi. Pas la peine de lever la tête pour voir ton visage, je ressentais toutes tes émotions comme depuis quelques jours à présent.
Tu m'as dis "il faut qu'on parle" et sans lever les yeux je t'ai dis "pas la peine, tu as déjà tout écris dans ta lettre !"
Tu en as déposé une autre près de moi et es partit de l'autre côté du filet.
Je crois que je l'ai lu juste après et la première phrase m'a sauté aux yeux comme une évidence de plus.... "Oui je sais je suis un connard parceque je pars" .... tu n'aurais pas pu m'entendre ce matin le dire, pourtant tu savais....
Le match s'est joué entre nous, nous défoulant sur toutes les balles puisque les autres avaient compris qu'il était inutile de s'y frotter.
Malgré cette lettre, la douleur que toi aussi tu m'abandonnes, que tu baisses les bras si vite sans me laisser le temps d'avancer m'avait profondément effrayé et blessé.
Nous nous sommes retrouvé une fois de plus dans ta classe et tu as compris la blessure et la monumentale connerie que tu avais fais quelques heures auparavant
(c'est pas moi qui l'ai dis, mais toi dans une lettre suivante lol)
Les "retrouvailles" ont scellé à jamais mon amour pour toi bien décidée à présent à ne plus rien laisser se mettre entre nous.
"Le bonheur te va bien" m'avais tu alors dis, Dieu que tu avais raison....
Vendredi après midi j'ai été chez Jérôme à contre coeur pour qu'il comprenne que c'était définitivement fini entre nous. Un petit test m'avait conforté dans cette idée lorsqu'il est venu me chercher après mon examen de maths sans rien pour moi.
Le mercredi soir chez mes parents, après que je t'ai eu téléphoné, fort de croire que tout était finit entre toi et moi il m'avait demandé ce que je voulais. J'avais répondu un ballon de volley!
N'ayant plus cours le vendredi à partir de 11h, il m'avait dit qu'il irait le chercher pour moi avant de passer me prendre à l'école. Il disait qu'il changerait, mais je n'y croyais plus et j'avais raison.
Cette après midi a été une des pires de ma vie. Je ressentais toute sa peine, elle m'envahissait, m'oppressait, j'étais devenue un aimant à émotions.
J'ai téléphoné en pleures à mes parents leur demandant de venir me rechercher, je ne supportais plus cette situation. Le point final était mis entre lui et moi.
Déjà à l'époque tu ressentais mon mal être et ma peine à distance. J'ai pu le constater dans tes lettres car tu me sentais mal au moment où tu m'écrivais.
S'en sont suivis des moments de pur bonheur, de boulle au ventre quand on s'embrassait avec cette certitude que plus jamais nous ne ressentirions cela avec quelqu'un d'autre, cette énergie qui nous parcourait quand nous étions ensemble, ce bien être et cette conviction que nous ne faisions plus qu'un....
Cette envie irraisonnable de passer le reste de notre Vie ensemble, d'être à jamais unis, de Vivre....
Deux semaines se sont écoulées et nous avons été chez Flore pour fêter la fin des examens à deux pas de chez toi.
Dans l'arrière salle face au miroir, tu t'es mis derrière moi, m'a enlacé et m'a demandé d'arriver à me regarder en face et non à baisser le regard à chaque fois que je voyais mon reflet, à m'accepter telle que j'étais car j'étais belle à l'extérieur comme à l'intérieur.
Tu avais cette facilité de lire en moi comme dans un livre ouvert.
De connaître sans que je ne parle toutes mes craintes, mes fantômes et à me faire avancer avec amour et douceur.
Ce soir là, tu as pris ma main, l'a mise sur ton coeur, a fait le même sur moi et m'a demandé de fermer les yeux.
Je me suis exécutée sans te questionner.
Quelques fractions de secondes plus tard, une image m'est apparue.
Un solitaire avec une lueur claire et chaude qui se reflétait derrière.
Quand j'ai rouvert les yeux, tu m'as demandé ce que j'avais vu.
Ma nature septique a prit le dessus et pour être sûr que je ne pourrai pas douter de cette image commune, je t'ai demandé de me dire ce que tu avais vu en premier.
Je n'ai pas été surprise d'entendre "un anneau avec de la lumière blanche derrière" en guise de réponse.
Ces moments magiques, je les revis en écrivant ces mots sur cette page blanche qui se remplit au fur et à mesure de mes souvenirs.
Malgré tout, il n'y a pas assez de mots dans la langue française pour décrire avec assez d'exactitude le bonheur que ces bouts de Vie ont été....
Instant magique qu'on aurait voulu Eternels....
Il ne nous a pas fallu une semaine pour nous connaître, il ne nous a pas fallu un jour pour nous aimer. Et cet amour était bien le plus beau que l'on m'ait donné la chance d'avoir un moment.
Savoir à cet instant pourquoi, quand j'étais petite, je me disais "un jour le soleil brillera". Pourquoi je me sentais toujours seule pourtant entourée...
Les âmes soeur existent-elles ? Je ne sais pas y répondre, tout comme je n'ai pas eu la réponse quand j'ai demandé pourquoi on m'avait donné cette chance inouïe et ce bonheur si grand.
Au plus profond de mon être j'aimerai qu'il en soit ainsi : que nous nous retrouvions encore et toujours, ici ou ailleurs.
Parfois, égoïstement, je me suis dis qu'il nous aurait été plus simple que l'un de nous deux soit du côté « invisible », car la distance aurait été moins grande, mais ce n'est pas bien.
Nous avançons et évoluons différemment. Nos épreuves sont différentes, mais je crois que la mienne est de vivre sans toi cette vie...
Alors, j'avance avec dans le coeur le souvenir de ce bonheur intense et complet, en me disant qu'avec ce qu'on m'a permis de vivre à ce moment-là, je n'ai plus droit d'être triste car un jour, je le sais, le soleil brillera....